Pension de retraite jugée insuffisante par 75 % des actifs : le Plan Épargne Retraite séduit 12,7 millions de Français avec une croissance de 20 % des fonds en trois mois

par administrateur | Fév 17, 2026 | retraite | 0 commentaires

C'est un constat qui fait grincer des dents autant que le bruit d'une craie sur un tableau noir : en 2026, la confiance des Français dans leur future pension s'effrite à vue d'œil. Alors que l'inflation a joué aux montagnes russes ces dernières années, une écrasante majorité d'actifs, 75 % pour être précis, jugent désormais leur future pension de retraite comme étant dangereusement insuffisante. Face à cette angoisse du "frigo vide" à 65 ans, une solution a littéralement explosé les compteurs : le Plan Épargne Retraite (PER). Ce placement, qui semblait timide à ses débuts, est devenu le chouchou de 12,7 millions de Français, affichant une santé de fer avec des encours atteignant des sommets vertigineux. Plongée au cœur d'un phénomène financier où la peur du manque transforme les cigales en fourmis.

En bref

  • Une inquiétude massive : 72 % des non-retraités pensent que leur pension ne suffira pas à maintenir un niveau de vie décent.
  • Un succès fulgurant : 12,7 millions de titulaires d'un PER recensés, confirmant l'adoption massive de la capitalisation.
  • Des montants colossaux : Les encours ont grimpé à 141,1 milliards d'euros, marquant une hausse spectaculaire en quelques mois.
  • Une stratégie ciblée : Plus de 80 % des actifs sont réinvestis dans l'économie réelle française et européenne.
  • Une gestion pilotée : Les jeunes actifs privilégient les unités de compte risquées mais rentables, sécurisant leurs gains à l'approche de la retraite.

L'angoisse grandissante d'une pension de retraite jugée insuffisante par les actifs

Si vous avez l'impression que les discussions autour de la machine à café tournent de plus en plus souvent autour de l'épargne plutôt que du dernier match de foot, vous n'avez pas la berlue. Le climat social et économique de 2026 a cristallisé une peur latente : celle de manquer d'argent une fois la vie active terminée. Ce n'est pas juste du pessimisme ambiant, c'est une réalité statistique. Selon les dernières enquêtes, près de trois quarts des actifs estiment que le système par répartition, bien que pilier de notre modèle social, ne suffira plus à assurer leurs vieux jours. Cette perception est alimentée par une démographie qui ne joue pas en notre faveur, illustrant parfaitement le déni démographique des retraites qui a longtemps prévalu dans les débats publics.

Le sentiment d'urgence est palpable. Les réformes successives, souvent perçues comme des pansements sur une jambe de bois, ont fini par convaincre les Français qu'ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. Le taux de remplacement (la différence entre le dernier salaire et la première pension) s'érode, et l'idée de devoir se serrer la ceinture après 40 ans de labeur est un moteur puissant pour l'action. C'est cette anxiété structurelle qui pousse les ménages à chercher des alternatives solides, transformant la peur du lendemain en stratégie d'investissement.

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Une adoption record : 12,7 millions de Français convertis au PER

Il faut bien l'avouer, le Plan Épargne Retraite a réussi là où beaucoup d'autres produits financiers ont échoué : il est devenu sexy. Ou du moins, aussi sexy qu'un produit d'épargne puisse l'être. Avec 12,7 millions de Français ayant sauté le pas, on ne parle plus d'une niche fiscale pour cadres supérieurs, mais d'un véritable phénomène de masse. Ce chiffre, confirmé par le ministère de l'Économie, témoigne d'un changement culturel profond. La capitalisation, mot tabou il y a encore dix ans, est entrée dans les mœurs par la grande porte.

L'essor ininterrompu depuis 2020 s'est accéléré de manière spectaculaire. En l'espace d'un an, le nombre de souscripteurs a bondi, dépassant les prévisions les plus optimistes de Bercy. Que ce soit via des PER individuels ou des dispositifs d'entreprise, les Français "votent avec leur portefeuille". Ils cherchent la flexibilité (sortie en capital ou en rente), la déductibilité fiscale des versements, et surtout, la promesse d'un capital qui leur appartient vraiment. C'est une réponse pragmatique à l'incertitude : on préfère tenir un "tiens" financier plutôt que deux "tu l'auras" du système général.

La croissance fulgurante des fonds : +20 % en un trimestre, le jackpot ?

Parlons gros sous, car c'est là que les chiffres donnent le vertige. La dynamique financière du PER est impressionnante. Les encours constitués ont atteint la somme faramineuse de 141,1 milliards d'euros. Pour mettre cela en perspective, c'est une croissance nette de 19 % par rapport aux 136,1 milliards enregistrés à peine quelques mois plus tôt, au 30 juin 2025. Une telle progression des fonds en si peu de temps (environ trois mois pour la dernière accélération notable) est rare dans l'univers feutré de l'assurance-vie et de l'épargne réglementée.

Si l'on regarde dans le rétroviseur, la trajectoire est encore plus bluffante. En septembre 2024, les encours n'étaient "que" de 119 milliards d'euros. Cette accumulation rapide de capital s'explique par deux facteurs : des versements volontaires en hausse constante (les Français épargnent massivement) et la performance des marchés financiers qui a dopé la valorisation des actifs. L'effet boule de neige joue à plein régime, transformant le PER en un mastodonte financier incontournable du paysage économique français de 2026.

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Répartition des encours : L'individuel écrase le collectif

Quand on décortique ces 141,1 milliards d'euros, on s'aperçoit que tous les PER ne naissent pas égaux. Le roi incontesté reste le PER individuel. À lui seul, il pèse 82,4 milliards d'euros d'encours. C'est le choix numéro un des épargnants qui veulent garder la main sur leur stratégie sans dépendre du bon vouloir de leur employeur. C'est la liberté de choisir son assureur, ses supports d'investissement et ses montants de versement.

Cependant, l'épargne salariale n'est pas en reste. Les PER d'entreprise collectifs représentent 31,7 milliards d'euros, tandis que les PER obligatoires (les anciens "Article 83" pour les connaisseurs) cumulent 27,1 milliards d'euros. Cette dichotomie montre que si l'entreprise joue un rôle de facilitateur, l'initiative personnelle reste le moteur principal. Les Français ne se contentent plus d'attendre ; ils construisent activement leur patrimoine, souvent en transférant d'anciens contrats (Madelin, PERP) vers ces nouveaux véhicules plus souples.

Une manne pour l'économie : Où va vraiment l'argent ?

C'est l'argument massue de Bercy : votre épargne retraite ne dort pas, elle travaille. Et elle travaille majoritairement pour la France. Le ministère de l'Économie souligne avec fierté que ces produits apportent une contribution décisive au financement des entreprises. Concrètement, plus de 80 % des actifs sont investis en France et dans l'Union européenne. Ce n'est pas de la philanthropie, c'est du patriotisme économique rentable.

Plus intéressant encore, plus de 60 % des actifs servent à financer les entreprises en fonds propres et en dette privée. Cela inclut plus de 5 milliards d'euros investis dans le non-coté (Private Equity), permettant de soutenir des PME et des startups innovantes qui feront la croissance de demain. Le développement du PER en 2026 s'inscrit donc totalement dans les objectifs de souveraineté économique, et certains y voient même une réponse aux craintes sur le montant des pensions en créant de la richesse nationale supplémentaire.

Gestion pilotée : La stratégie gagnante des épargnants

L'une des grandes réussites du PER est d'avoir démocratisé la gestion financière sophistiquée grâce à la "gestion pilotée à horizon". Fini le casse-tête de choisir entre le fonds Euro (sûr mais qui rapporte autant qu'un livret A fatigué) et les actions (volatiles). La règle est simple : plus le client est jeune, plus les placements sont dynamiques.

Avant 40 ans, les versements sont investis presque intégralement en unités de compte (UC). Ces supports sont plus risqués, certes, mais potentiellement beaucoup plus rémunérateurs sur le long terme, surtout lors des "bonnes années" boursières. Au fur et à mesure que l'âge de la retraite approche, le gestionnaire (souvent l'assureur) sécurise progressivement le capital en basculant vers des supports moins volatils. C'est l'automatisation du bon sens, permettant à M. et Mme Tout-le-monde de profiter des rendements des marchés sans avoir besoin d'un doctorat en économie.

Les failles du système actuel : Pourquoi tant de méfiance ?

Pourquoi un tel engouement pour la capitalisation ? Parce que le système actuel montre des signes de faiblesse qui ne pardonnent pas. Au-delà de la simple peur de la baisse des pensions, il y a une défiance envers la complexité administrative. Il n'est pas rare de découvrir des erreurs dans les relevés de carrière. En effet, plus d'une pension sur dix est mal calculée et sous-évaluée selon la Cour des comptes, ce qui incite les assurés à prendre les devants plutôt que de subir les aléas administratifs.

De plus, le sentiment d'injustice persiste. Les débats sur l'âge légal, les trimestres manquants et les carrières hachées ont laissé des traces. Pour beaucoup, le PER apparaît comme une "bulle de sécurité" privée, immunisée contre les revirements politiques ou les changements de règles de calcul de la Sécu. C'est une forme d'assurance contre le risque législatif.

Perspectives 2026 et au-delà : Le PER est-il l'avenir ?

Nous sommes en 2026, et le PER ne semble pas près de s'essouffler. Le gouvernement compte bien s'appuyer sur cette manne pour atteindre les objectifs ambitieux du rapport Draghi sur la compétitivité européenne. L'idée est de transformer l'épargne des Français en carburant pour la réindustrialisation et la transition écologique.

Cependant, le contexte politique reste mouvant. Même si l'on observe actuellement une certaine pause dans la réforme des retraites, la vigilance reste de mise. Les épargnants savent que les règles fiscales peuvent évoluer. Mais pour l'heure, avec une croissance des fonds qui ne faiblit pas, le PER s'impose comme le "couteau suisse" indispensable de la gestion de patrimoine. Il permet de préparer l'avenir tout en réduisant ses impôts aujourd'hui, un duo gagnant qui continue de séduire massivement, prouvant que face à l'incertitude, les Français choisissent l'action.

Le PER est-il bloqué jusqu'à la retraite ?

En principe oui, c'est un produit tunnel. Cependant, il existe des cas de déblocage anticipé : achat de la résidence principale, accident de la vie (décès du conjoint, invalidité), ou expiration des droits au chômage.

Quelle est la fiscalité du PER à la sortie ?

Cela dépend si vous avez déduit vos versements à l'entrée. Si oui, le capital est imposé au barème progressif de l'impôt sur le revenu à la sortie. Si non, seule la part des gains est taxée.

Peut-on avoir plusieurs PER ?

Absolument. Vous pouvez cumuler un PER individuel et un PER d'entreprise. Vous pouvez même transférer les sommes de l'un vers l'autre sous certaines conditions (notamment lors du départ de l'entreprise).

Le PER garantit-il le capital ?

Non, sauf si vous investissez à 100 % sur le fonds Euro. Si vous choisissez des unités de compte (actions, obligations, immobilier), il existe un risque de perte en capital, mais avec une espérance de gain plus élevée.

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Rencontrez Marie Dupont, notre experte en planification de la retraite. Avec plus de 20 ans d'expérience dans le domaine, elle partage ses connaissances et ses conseils pour vous aider à naviguer sereinement vers votre nouvelle vie.

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